Accueil MSH-Alpes

Biblio

Une approche cognitive du non recours aux prestations de solidarité. Le cas de la CMU-C.

Version imprimable
TitreUne approche cognitive du non recours aux prestations de solidarité. Le cas de la CMU-C.
Type de publicationThesis
Année2010
AuteursAbitbol, Raphëlle
Auteurs secondairessous les directions de Philippe, Mongin, and Franck Ramus
Pagination53
Date détaillée2010/06
EditeurEcoles des Hautes Etudes en Sciences Sociales et Université René Descartes
Type of WorkMémoire Master 2
Catégorie

Bibliographie thématique

Mots-clésPauvreté, exclusion et non-recours
Résumé

Le fait qu’un individu ne demande pas une prestation sociale à laquelle il a droit pose question du point de vue 
de  la  théorie  de  la  décision.  Nous  examinons  dans  cette  étude  les  trois  explications  classiques  de  ce 
phénomène  dit  de  non‐recours,  à  savoir  le  manque  d’information,  le  stigmate  social  et  l’arbitrage 
coûts/bénéfices. Nous formulons et testons également trois nouvelles hypothèses de nature psychologique : il 
existe, au sein de  la population éligible, des différences cognitives entre  les recourants et  les non‐recourants, 
en  termes  d’intelligence  générale,  de  dévaluation  temporelle  et  de  personnalité.  Nous  avons  procédé  à  la 
comparaison de deux groupes de vingt sujets, comparables du point de vue de l’éligibilité, sur une batterie de 
tests cognitifs, de tests de personnalité et d’entretiens semi‐directifs dans le cadre d’une prestation sociale de 
santé,  la  Couverture  Maladie  Universelle  Complémentaire  (CMU‐C).  Nous  avons  trouvé  des  différences 
significatives entre les deux groupes. D’après nos résultats, les principaux facteurs explicatifs du non‐recours à 
la CMU‐C seraient d’abord une intelligence non‐verbale et une capacité de calcul limitées, ensuite le caractère 
peu  consciencieux, un manque d’informations  spécifiques  sur  le  fonctionnement du  système de  santé et de 
solidarité et enfin un nombre d’enfants moins élevé. Ces résultats confirment, en  les affinant,  les hypothèses 
du manque d’information et de  l’arbitrage coûts/bénéfices proposées par  les économistes et  les sociologues, 
ainsi  que nos hypothèses de  différence  d’intelligence  générale  et  de  personnalité.  En  revanche,  l’hypothèse 
sociologique  du  stigmate  social  et  l’hypothèse  de  différence  de  préférence  pour  le  présent  ne  sont  pas 
pertinentes dans cette étude.  

Languesfre
LocalisationDisponible à ODENORE