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Le non-recours aux soins des actifs précaires. Rapport finalEnglish

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Auteurs :

C. Chauveaud (odenore), A. Rode (pacte/odenore), C. Chatain (cetaf), S. Gutton (cetaf), E. Labbe (cetaf), J.-J. Moulin (cetaf), C. Sass (cetaf), P. Warin (odenore)
Grenoble, Odenore, Novembre 2008

Collection :

Etude n° 29

Langue :

français

Destinataire(s) : Recherche pour l’ANR – Programme Santé/Environnement – Santé/Travail.

Résumé - Texte intégral partie 1, partie 2

Résumé

Méthodes : Analyse statistique base de données de l’Assurance maladie (1 427 431 consultants Centres d’examens de santé financés par l’Assurance maladie - enquête par entretiens (140 personnes).

Echelle : Nationale.

Résultats principaux : Le non-recours aux soins n’est pas particulier aux seuls actifs précaires. Précaires ou non précaires, les populations actives sont toutes concernées. Elles le sont toutefois dans des proportions variables. Les taux de non-recours diffèrent d’une population à l’autre. En particulier, les précaires sont davantage exposés au non-recours aux soins que les non précaires. Malgré cette différence de fréquence, le phénomène est globalement associé aux mêmes variables quelle que soit la population considérée. Le non-recours présente ainsi des caractéristiques qui dépassent la précarité ou la non précarité du travail ou de l’emploi. Dans l’ensemble, le non-recours aux soins est fortement associé à des variables socioéconomiques liées aux conditions d’existence des individus. Aussi l’explication du phénomène est-elle à rechercher dans l’environnement social des individus et plus particulièrement au niveau de certaines de ses dimensions, comme l’isolement et la responsabilité familiale. Ce constat général est au coeur des résultats trouvés dans le cadre de cette recherche sur « Le non-recours aux soins des actifs précaires ». Il est essentiel dans la mesure où il permet de présenter le non-recours aux soins comme un « fait social ».