30%

le 1 septembre 2022
C’est le pourcentage de jeunes pères qui ne prennent pas de congé de paternité. Ce chiffre est stable depuis les vingt dernières années et interroge, dans un contexte où l’égalité de fait entre les femmes et les hommes est de plus en plus revendiquée.
Plusieurs facteurs entrent en jeu : 
- Le type d’emploi occupé : les pères en situation précaire (au chômage ou en contrats courts et discontinus) ne savent pas ou ne pensent pas à demander le congé de paternité. Ils disposent de plus de temps et n’engagent pas forcément des démarches administratives pour toucher l’indemnité du congé paternité. 
- Le niveau de revenu : les 20% des revenus les plus modestes peuvent ne pas demander leur congé par peur que celui-ci ait une influence négative sur leur carrière, et les 10% les plus élevé occupent souvent des postes à responsabilité et ne prennent pas le temps de faire les papiers pour prendre leur congé.
- Le niveau de diplôme : « les pères titulaires d’un bac +3 ou plus ont 2,5 fois plus de chances de recourir au congé de paternité que ceux titulaires d’un baccalauréat ». Les plus diplômés semblent plus sensibilisés au partage des taches parentales, et lorsque la femme est la plus diplômée au sein du couple, les pères ont deux fois plus de chances de prendre le congé de paternité.  

Source : Céreq BREF. Quels freins limitent encore le recours au congé de paternité chez les jeunes pères ?
 
Mis à jour le 14 septembre 2022