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Motifs de participation et de non participation au dépistage du cancer

Enquête qualitative auprès des habitants de deux territoires de l’agglomération grenobloise

Auteur : P. Mazet
Grenoble, Odenore, Décembre 2009
Collection : Étude n°33
Langue : français

Destinataire(s) : Institut National pour la Prévention et l’Education à la Santé (INPES)/ Agence Nouvelle des Solidarités Actives (ANSA)

Méthodes : Enquête par questionnaire auto administré et entretiens semi directif en face et face et téléphoniques.

Échelle : Locale.

Résultats principaux : Il existe des variables (environnementale, culturelle, socio-économique, biographique), et un certain nombre de facteurs (degré de connaissance et d’information sur les campagnes de prévention, isolement social et relationnel, cas de cancer chez des proches, perception de la réalisation pratique des tests, relation aux soins et au système de santé en général, dimension culturelle, etc.) susceptibles d’apporter des éléments d’explication sur l’adhésion ou la non adhésion au dispositif de dépistage du cancer.

Les entretiens réalisés montrent qu’il est difficile d’expliquer le comportement des individus dans leur rapport au dépistage du cancer à partir de variables objectives ou de facteurs identifiés comme facilitant ou obstruant l’accès au dépistage ou aux soins. De fait, quasiment chaque facteur ou paramètre identifiable comme incitateur chez une personne peut ne pas l’être chez une autre. Il est cependant possible d’identifier un certain nombre de traits communs parmi les personnes ayant effectué les tests de dépistage, ou au contraire n’ayant pas adhéré au dispositif de prévention.

Un certain nombre de registres de justification et de motifs d’explication apparaissent qui permettent d’éclairer la décision menant à la réalisation, ou non, des tests de dépistage : le rapport à la santé et au corps, le jugement quant au principe de la prévention, le fait d’avoir été touché par la problématique du cancer, la confiance dans le médecin, la peur de savoir, le fait de recevoir une « lettre d’invitation » de l’organisme en charge de la lutte contre le cancer, etc. Mais la manière dont les individus se rapportent ou se positionnent par rapport à ces facteurs explicatifs est toujours singulière. Et c'est toujours ce rapport spécifique qui explique pourquoi les individus passent à l’acte ou non, s’engagent ou non dans le dispositif de prévention.

Publié le 17 mars 2021

Mis à jour le 30 mars 2021