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Le non recours aux contrats d'insertion

Résultats d'une enquête par questionnaire auprès des allocataires du RMI en Isère

Auteurs : Catherine Chauveaud, Héléna Revil
Grenoble, Odenore, Octobre 2005
Collection : Étude n° 15
Langue : français

Destinataire(s) : Service Insertion Adultes (Conseil Général)

Méthodes : Enquête postale juin/juillet 2005 ( 2 199 envois) vers tous les allocataires du RMI sans contrat d'insertion, 449 questionnaires retournés exploitables), entretiens téléphoniques auprès de 50 personnes, animation d'un groupe de suivi de l'étude.

Échelle : Département

Résultats principaux : Plus de 17% des répondants expliquent la non contractualisation seulement par le manque d'information. Mais 21%, en plus de cette raison, indiquent qu'ils ne comptent pas sur les contrats d'insertion pour trouver un emploi, parce qu'ils attendent un «vrai travail» (10%), de «sortir au plus vite du RMI» (6%), ou «se débrouillent autrement pour le travail» (5%).
Un profil dominant se dégage, celui d'un homme ou d'une femme, plutôt jeune, viavant fréquemment seul(e),récemment inscrit(e) au RMI, généralement sans formation longue, ni experience professionnelle qualifiée. Les explications renvoient en de nombreux points aux caractéristiques de la pauvreté disqualifiante, marquée par la crainte du chomâge et la précarité des emplois, l'angoisse devant l'exclusion et le souci de la sécurité, mais en même temps de la dépendance vis-à-vis des services sociaux.


 

Publié le 17 mars 2021

Mis à jour le 30 mars 2021